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Sur la levée de l'immunité parlementaire de Marine Le Pen

Rédigé le Jeudi 2 Mars 2017 à 13:52 | Lu 105 fois


Joëlle Bergeron, au nom du groupe ELDD.


Dieu sait que je ne me sens pas d’atomes crochus avec la présidente du Front national et que les images de personnes martyrisées qu’elle a publiées sur son compte Twitter me révulsent. Mais enlever l’immunité de Marine Le Pen, à six semaines d’une élection présidentielle décisive où la justice semble se substituer à la souveraineté populaire, comme le dit très bien Alexis Brézet dans son éditorial pour le Figaro d’aujourd’hui à propos de François Fillon, le deux mars,  pose problème. On peut estimer, comme le fait la rapporteure, que les faits incriminés ne relèvent pas de l’immunité judiciaire. Mais il eût été judicieux de voter ce rapport il y a quelques mois ou dans quelques semaines, après l’élection présidentielle, pour éviter tout relent de « fumus persecutionis » que Mme Le Pen ne va pas manquer d’invoquer dans les médias demain. C’est de bonne guerre, et je crains que voter sur son immunité aujourd’hui ne lui serve électoralement. On aurait pu et dû éviter une telle situation et c’est la raison pour laquelle j’ai décidé de m’abstenir lors du vote en plénière.
Rapport Ferrara A8-0047 2017