Menu



Négationnisme turc et négociations d'adhésion

Rédigé le Jeudi 16 Avril 2015 à 10:32 | Lu 34 fois


Question avec demande de réponse écrite à la Commission - Article 130 du règlement
Joëlle Bergeron (EFDD)


Trois jours après que le Pape François a reconnu, à Rome, les tueries en masse des Arméniens lors de la Première Guerre mondiale comme le premier génocide du XXe siècle, le Parlement européen a également reconnu officiellement ce génocide. Avant même le vote du Parlement, le président turc Recep Tayyip Erdogan avait déclaré que son pays ne tiendrait pas compte de l'opinion des députés européens. «Quelle que soit la décision qu'ils pourraient prendre, cela m'entrera par une oreille et sortira par l'autre», avait averti Erdogan. «Personnellement, je ne m'en préoccupe pas car nous ne portons pas la tache ou l'ombre d'un génocide», a-t-il ajouté. Ces propos sont rapportés sur le site du journal Le Figaro du 16 avril.

La Commission condamne-t-elle ces propos clairement négationnistes?

La Commission n'estime-t-elle pas que de telles déclarations devraient faire au moins suspendre sinon terminer les négociations d'adhésion que l'Union européenne mène avec la Turquie?

Réponse commune donnée par M. Hahn au nom de la Commission le 4 août 2015
Questions écrites :E-006061/15 , E-006052/15 
La position de la Commission sur la question soulevée par les Honorables Parlementaires a été présentée par Mme Georgieva, Vice-présidente/Haute Représentante de la Commission, en séance plénière du Parlement européen le 15 avril 2015. La Commission a souligné que la réconciliation est l'un des principaux fondements du projet et des valeurs européens. Elle continue de soutenir le processus de normalisation des relations entre l'Arménie et la Turquie et à encourager les deux parties à continuer d'œuvrer audit processus sans conditions préalables par la mise en œuvre des protocoles qu'elles ont signés en 2009. De l'avis de la Commission, il est essentiel que, dans un esprit de réconciliation, les pays partenaires puissent se confronter à leur passé, grâce à des débats ouverts et sereins. Dans ce contexte, la Commission fait observer qu'un débat s'est mis en place en Turquie au cours des dix dernières années. Elle encourage, en outre, les mesures significatives ouvrant la voie à une pleine réconciliation.