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Lutte contre le racisme et flux migratoires

Rédigé le Jeudi 26 Mars 2015 à 10:04 | Lu 33 fois


Question avec demande de réponse écrite à la Commission - Article 130 du règlement
Joëlle Bergeron (EFDD)


Le samedi 21 mars dernier, lors de la Journée internationale pour l'élimination de la discrimination raciale, vous avez déclaré qu'il était nécessaire de prendre des mesures énergiques pour prévenir et combattre toutes les formes de racisme et de xénophobie.

Toutes les analyses démontrent que des flux migratoires non contrôlés suscitent des sentiments de rejet et de xénophobie auprès des populations autochtones.

La haute représentante estime-t-elle que, pour combattre le racisme et la xénophobie efficacement, il faut aussi commencer à inverser à moyen terme les flux migratoires vers l'Union européenne par une politique d'investissements dans les pays d'origine?

Réponse donnée par Mme Mogherini, Vice-présidente/Haute Représentante, au nom de la Commission le 13 novembre 2015
Le sous-développement, la pauvreté et les conditions socio-économiques font partie des causes profondes de la pression migratoire qui s'exerce aujourd'hui sur l'Europe. Cette tendance concerne principalement les pays d'Afrique, mais pas uniquement.
Dans le cadre de ses efforts visant à appuyer la coopération internationale pour combattre les causes profondes de la migration, la Commission européenne apporte une aide importante, notamment dans le domaine de la migration et du développement. Avec une enveloppe budgétaire de 96,8 milliards d'euros pour la période 2014-2020, l'aide extérieure de l'UE joue un rôle de premier plan dans la lutte contre la pauvreté, l'insécurité, les inégalités et le chômage. Cette aide comporte un soutien aux régions et pays à l'origine des flux migratoires actuels; elle contribuera dès lors à la recherche de solutions aux causes profondes de la migration.
Un fonds fiduciaire de l'UE en faveur de l'Afrique sera présenté à l'occasion du sommet de La Valette prévu les 11 et 12 novembre 2015, qui réunira l'UE et les États africains. Ce fonds devrait rassembler 1,8 milliard d'euros pour chercher des solutions aux causes profondes de la migration.
La Commission travaille, en coordination avec les États membres, à la mise en œuvre d'une politique migratoire encourageant une migration sûre, régulière et ordonnée. L'intégration des migrants dans les sociétés d'accueil est au cœur de ce type de politique car elle assure la pleine participation des migrants à la vie et à l'économie du pays d'accueil, ce qui favorise la cohésion sociale et permet de combattre toute forme de racisme et de xénophobie. La Commission est déterminée à utiliser tous les outils dont elle dispose pour soutenir les politiques favorisant la cohésion sociale, l'inclusion et l'intégration, qui sont essentielles pour bâtir des communautés d'accueil où chacun peut contribuer pleinement à la société, sur la base de valeurs communes et partagées et dans un contexte de respect et de tolérance. L'aide au développement de l'UE a pour objectif d'accompagner la poursuite de ces objectifs.