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Aujourd'hui comme hier, la place de la Turquie n'est pas Europe

Rédigé le Vendredi 7 Juillet 2017 à 10:59 | Lu 80 fois


Joëlle Bergeron, au nom du groupe ELDD.


Il y a un peu moins de quinze ans, rares étaient ceux qui osaient s’opposer à l’éventuelle entrée de la Turquie dans l’Union européenne. Ces gens-là n’étaient soi-disant pas dans le sens de l’Histoire, ce sens étant celui d’un élargissement continu de l’Union, même avec des pays qui n’ont peu à voir avec l’histoire, le patrimoine culturel voire la simple géographie de l’Europe, si ce n’est l’héritage byzantin. Il est triste de constater qu’il aura fallu une terrible régression de la situation des droits de l’homme en Turquie pour que l’on ose, timidement, suggérer qu’il est temps de suspendre les négociations d’adhésion avec Ankara. Comme si l’intégration de la Turquie dans la sphère géopolitique musulmane ne suffisait déjà pas pour récuser une fois pour toutes l’idée même de cette adhésion. Mais bon, même pudique, ce rapport va dans le bon sens et nous voyons s’éloigner le spectre de l’adhésion de la Turquie avec ses 100 millions d’habitants. Félicitons-nous-en.
Rapport Piri  sur la Turquie A8-0234/ 2017